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Balade en forêt...
Ah ! Les dimanches ensoleillés en forêt ! Ce serait merveilleux si toute la population de l’Ile de France n’avait pas la même idée en même temps.
Je regarde par la fenêtre, le soleil est radieux et nous invite à sortir de l’appartement pour le rejoindre. Cela faisait longtemps qu’il nous boudait, aussi c’est sans aucune hésitation que nous avons pris la décision d’enfiler nos chaussures pour aller nous balader. Notre cher astre solaire avait pris la précaution de convier à la fête des températures plus que clémentes que nous avons trouvé relativement charmantes. Les lacets n’étaient pas encore noués que Simba, le chien avait déjà dans sa gueule sa balle qui a troqué sa tendre couleur jaune contre des odeurs moins discrètes. Sa queue s’agitait activement de toute son innocence pour nous remercier de l’emmener avec nous (le chien, pas la queue, quoi que les deux étant extrêmement liés, nous avons pris la décision de les prendre tous les deux). Ah ! Comme j’aimerais en faire autant ! Faire preuve d’innocence, bien sûr, vous l’aurez compris. C’est à n’en point douter que vos esprits ne sont pas si pervers…
Nous arrivons enfin dans la forêt domaniale de la Grange, à Crosnes, dans le 91, après avoir roulé une demi heure, c’est le prix à payer pour profiter d’un peu de verdure brunie (ben oui, c’est encore l’hiver). Le chien débarque de la voiture et je commence la promenade par courir après mon épaule qui est restée accrochée à la laisse de Simba excité par cet immense terrain de jeu qui se présente devant lui. Bizarrement, son innocence ne me fait plus trop rire. On avance un peu. Personne à droite, personne à gauche, on détache la laisse et Simba reprend sa folle cavalcade sur les chemins de terre mais sans mon épaule cette fois ni une quelconque autre partie de mon anatomie d’ailleurs.
Puis, le moment que Simba attend depuis si longtemps arrive. Il ne vit que pour cet instant, comme tous les chiens du reste. « Simba ! Rapporte la balle ! Elle est où la baballe ? Hein ? Elle est où la baballe ? Oui c’est un bon chien, ça ! Oh, oui ! C’est un bon chien qui rapporte bien la baballe ! » Il faut bien l’avouer, dans ces moments, on régresse tous un peu au niveau intellectuel du chien. Je vous passe les détails du jeu de baballe mais je ne m’avancerais pas trop en affirmant qu’il s’est amusé comme un fou. Il a dû certainement plus s’éclater que moi qui lui courais après lorsque je le voyais détaler derrière un autre canidé. Grâce à lui j’ai fais moi aussi ma séance de sport.
Mais ce qui me surprends le plus c’est cette passion qu’il voue aux branches tombées sur le sol. Il doit être croisé golden retriever et castor. Jamais, je n’ai vu un chien se donner autant de mal pour décortiquer un bâton. Et lorsqu’il en terminait un, il en prenait un autre. Et dans une forêt, ce n’est pas ce qu’il manque. Au moins pendant qu’il s’écorchait les gencives sur ces branchages, je pouvais reprendre tranquillement mon souffle.
Un autre de ses petits bonheurs qui est beaucoup moins le mien, c’est se rouler dans l’herbe, dans la poussière, dans la terre… partout où il aura l’occasion de bien se dégueulasser. J’adore. C’est vrai que ça me fait beaucoup rire mais lorsqu’il faut le brosser ensuite pendant une vingtaine de minutes, ça devient tout de suite moins drôle. Je mens. J’aime bien le brosser. J’aime bien pour plusieurs raisons, ça nous rapproche un peu, ça lui fait plaisir et surtout, tous les longs poils roux (« non, il est caramel » aime à me répéter sa maîtresse) que j’enlèverais dehors ne voleront pas dans l’appart’.
La journée est bien avancée et il faut rentrer. Pas parce qu’on a peur des loups mais parce qu’il commence à faire frais.
Arrivés à la maison, Simba s’affale sur son coussin et sombre dans un sommeil proche du coma, complètement insensible aux bruits extérieurs, sauf à celui de sa gamelle qui se remplit de croquettes.
Le chien s’est régalé, mais il n’est pas le seul. Ca fait du bien de se balader champêtrement, dominicalement, pédestrement (c’est toujours plus classe de mettre des mots de plus de deux syllabes dans une phrase). C’est une expérience à revivre. Whouaw ! On dirait que je viens de pratiquer un sport extrême. Pas loin. C’est quand même très extrême la forêt francilienne, mais je développerais cette pensée dans un autre billet.
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